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  • Le jeu des médias avec ou sans Jean Luc Mélenchon

    Les médias nous entretiennent de pics de pollution, ces jours-ci. C’est très vrai et ils en sont eux-mêmes les générateurs ! Ainsi les gros titres des journaux papiers, télévisuels, radiophoniques et Web, les commentaires, débats et envoyés spéciaux « devant » l’Élysée, devant Matignon, devant la mairie d’Evry et les interviews de l’exilé provisoire à New-York (en quête de fonds), obstruent le PAF et la presse y compris locale, si ! si ! Le dernier évènement extraordinaire étant l’annonce “historique” d’une nouvelle candidature dite “de gauche” à la primaire “de gauche” prochaine pour une éventuelle candidature “de gauche rassemblée” à la présidentielle, cette fois. Ouf ! Et les instituts de sondage d’enchaîner, Valls ou Montebourg ? Un air de déjà vu…

    A la suite de quoi, les mêmes médias, tous supports confondus, prétendaient alimenter un autre suspens celui de la succession à Matignon, alors que tout le monde savait que ce serait le ministre de l’intérieur, dont on notera au passage qu’il suit le même cheminement que le précédent dans l’équipe ministérielle hollandaise et qu’il sera le premier ministre le plus éphémère de la cinquième République, ce qui montre bien le pic d’essoufflement de celle-ci. Néanmoins, on nous a fourni un nouveau (pseudo) suspens au sujet du jeu de chaises musicales qui devait s’en suivre, ou pas. Ces informateurs ( ?) sont devenus prévisibles et, par leur connivence avec les fameux instituts de sondage, foyers où s’entassent de bien mauvais prévisionnistes prétentieux et d’imbuvables analystes inamovibles, donnent au bon peuple à entendre ou lire des sentences énoncées avec une autosatisfaction évidente par des pékins endimanchés, sirupeux et péremptoires ..

    La façon dont ils ont pataugé lors de la campagne de la primaire de la droite démontre leur incompétence, qui pendant des semaines n’a évoqué qu’une confrontation Sarkozy Juppé, et avec quelle insistance, pour voir arriver au final un troisième larron. Le bastringue recommence au sujet de la primaire de “gauche” et déjà tout le monde interroge les astres pour savoir si l’ex premier ministre va pouvoir rassembler cette soi-disant “gauche”. Car, pour eux, c'est une évidence : le seul intérêt de la présidentielle sera l’empoignade des deux anciens chefs de gouvernement des deux dernières législatures pour faire face à la candidate du Front National, eux qui ont géré la France de la façon que l’on sait, celle qui a conduit à la débâcle des deux présidents !

    Laissons-les à ces amusements qui les confortent dans une sorte d’entre soi dont ils se régalent, plus soucieux en cela de faire prévaloir des points de vue orientés et manipulateurs que de s’approcher de la réalité de terrain. Un exemple : Alain Duhamel, chroniqueur cacochyme, reprend du service à cette occasion pour asséner sur BFMTV, la chaîne qui veut abrutir en continu, que Jean Luc Mélenchon est un musée, qu’on ne visite que le dimanche, pas même la semaine ! Gageons qu’à l’instar de ces myopes, les instituts de sondages vont chauffer à blanc leurs machines à chiffres .

    C’est qu’en effet, Jean Luc Mélenchon ne se prête pas à leurs jeux, et ils en sont bien marris, raison pour laquelle ils ont tendance à l’ignorer, quand ils ne tentent pas de le piéger, comme Laurent Delahousse sur France 2, lui opposant un Cohn Bendit vulgaire et lourdaud, dont il savait pertinemment qu’il dénigrait – jusqu’à l’insulte et le mépris – régulièrement le candidat de La France Insoumise ; ou comme Gilles Bouleau sur TF1, le jour de la quasi abdication du roi fatigué, le subtil journaliste l’interrogea sur le fait de savoir qui copie le programme de l’autre entre Le Pen et lui, chausse trappe tellement habituelle que Jean Luc Mélenchon a laissé son interlocuteur, au sourire convenu, jouir benoîtement du sale tour qu’il pensait lui jouer, pendant qu’il démontrait, sans mal, aux téléspectateurs l’absurdité et la perversité de sa question. On peut se demander, à la limite, si, en agissant ainsi, ils n’aident pas à la progression de ce dernier, incapables qu’ils sont de comprendre un iota du programme qu’il porte au nom de milliers de citoyens.

    C.H 

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