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france insoumise - Page 3

  • Les petits arrangements sont-ils démocratiques ?

    Tous ces appels continus, encore aujourd’hui, à une prétendue « nécessaire » union de la gauche deviennent lassants et, comme on dit dans le monde médiatique bobo « contre productifs ». Ben voyons ! Qu’est-ce que ce dernier qualificatif peut bien signifier ici ? C’est une dérive sémantique du langage « économiste » dont chacun sait qu’il envahit les conversations habituelles, les échanges quotidiens, au même titre que, par exemple, le verbe « gérer ».

    Mais revenons à ces appels (parfois empreints de menaces voilées), lancés sous forme de tribunes, de pétitions (ces dernières qui, étant utilisées à propos de tout et de rien, sont rendues stériles), de communiqués etc… Ils tendent à créer une atmosphère délétère de doute et de suspicion, de façon à impressionner les citoyennes et les citoyens et les amener à des choix défensifs (vote utile) plutôt qu’offensifs (convictions, choix de société). Ils se révèlent ainsi, directement ou non, manipulateurs, car ils cachent en fait une stratégie.

    Quelle est-elle ? Voyons un des termes utilisés en guise d’accusation : celui de désunion. Or on ne peut désunir que ce qui a été uni, qu’on nous dise donc de quelle union il est question ici ? A observer le paysage politique improprement dit de gauche, on cherche vainement à reconnaître des traces d’union, au sens premier du terme, entre le PS (et en son sein, EELV (et en son sein) et le PCF (et en son sein). Inutile de retracer le fossé qui sépare le candidat Hamon et ses soutiens des réformateurs et vallistes de son parti, les hémorragies successives d’EELV, au fur et à mesure que des possibilités de maroquins apparaissent et le hiatus créé par la direction du PCF avec le choix de sa base, et son attitude à la fois méprisante et menaçante pour éradiquer ce choix. Ajoutons à ces désunions internes, les pratiques politiciennes des uns et des autres, exprimées par des appels à la haine et à l’isolement du mouvement France Insoumise, comme par exemple les tergiversations et versatilité du PCF au fil des élections passées, ou encore les attaques méprisantes d’un Cambadélis et la morgue d’un Hamon, qui reconnaissait en d’autres temps que son action avait pour but d’enlever des électeurs à Jean Luc Mélenchon. Nous tiendrons pour négligeables les danse du ventre de EELV-je t’aime moi non plus.

    Mais pourquoi donc en appellent-il tout soudain à une union dont ils ne voulaient surtout pas il y a quelques mois ? France Insoumise ne serait-elle plus « extrême gauche », irréaliste et infréquentable à leurs yeux ? D’où vient ce revirement étrange allant jusqu’à une demande en mariage arrangé et de « raison  ( !)» ? Simplement, ils cherchent à survivre, face au danger macronien, de droite extrême et d’extrême droite que révèleraient les sondages, pour lesquels, en effet, seule l’union improbable envisagée par eux sauverait les meubles. C’est là faire fi ( !!) de la maturité, de la dignité et de l’indépendance des électeurs. 12, 5 + 12,5 font 25 sur le papier des sondeurs, mais dans les cœurs des électeurs, les méthodes de calcul ne sont pas politiciennes, loin de là ! Ainsi en atteste cette jeune youtubeuse  (clic)que je vous conseille de bien écouter.

    Le candidat de France Insoumise ne s’appuie pas sur des tractations, ne se prête pas à des calculs de « coins de table », comme il dit. Son programme s’est bâti au fil des mois avec des contributions de citoyennes et citoyens nombreux, sur lesquels il peut compter et qui ne comprendraient pas que leurs convictions et actions soient bradées à l’occasion d’arrangements d’appareils, quels qu’ils soient.

    C.H

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