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jean luc mélenchon - Page 3

  • Comédie et tristes clowns

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    Ce que tout le monde savait est arrivé. Manuel Valls votera Macron au premier tour. Pas de quoi en faire une montagne, tellement c’était attendu, y compris par Benoît Hamon. Et pourtant, ce qu’il est convenu d’appeler la médiasphère s’anime comme s’il y avait là une surprise totale. Elle « décrypte » ce qui pourtant est limpide et glose sur les suites possibles pour les uns et les autres, leur crédibilité ou non, leurs bonnes ou mauvaises raisons, et l’impact, non pas sur l’électorat, mais sur les sondages ou sur l’avenir ou l’évolution des partis. Foin des interrogations populaires qui ne seraient, de toute façon, que bêlements de moutons égarés aux quatre coins de l’échiquier dit politique, qui n’est, en fait qu’une triste scène de comédie à deux sous, où la pièce se joue, pour l’heure, en deux actes !

    Le premier a eu lieu hier, 28 Mars. Manuel Valls a annoncé sur BFMTV ce que l’on savait déjà, à savoir qu’il voterait Macron au premier tour. Voilà, c’était fait. Mais de ses explications on retiendra que ce n’est pas de sa faute s’il a fait ce choix. C’est bien sûr la responsabilité de Benoît Hamon, qui, le traitre, n’avait pas le même programme que lui à la primaire. Cela ne se fait pas. On ne fait pas cela à un ex premier ministre, même si les électeurs l’ont désapprouvé ! Et puis, c’est même à cause de Hollande et Aubry qui n’ont pas tenu compte de ses positions à lui, lors de leur gouvernement successif du PS. C’était criminel, et maintenant voilà, patatras, tout est à terre. Nonobstant tout cela, d’ailleurs, lui, Manuel Valls, est un homme responsable et assume - c’est toujours ce qu’ils disent quand ils ont conscience de dériver un peu, les politiciens. Et puis d’abord, ajoute-t-il : « Il faudra tenir le pays et le pays c’est quoi, un Président et un Parlement… » Pour lui c’est tout. Le peuple ? Quelle petite chose ! Rassurons-nous, il se dit progressiste, au cas où. En tout état de cause, nous savions depuis longtemps qu’il n’est pas socialiste.

    En guise de deuxième acte, Benoît Hamon nous joue une déclaration sur l’air de la calomnie mêlée de sanglots style la dame aux camélias. Coups de poignards dans le dos qui font mal, c’est le but, reçus de  « ces politiciens qui ne croient plus en rien et qui vont là où le vent va, au mépris de toute conviction ». Douleur vindicative d’animal blessé. Mais il relève la tête, digne. Et il invite à le suivre, malgré le mal qu’on lui a fait : « j’appelle les sociaux-démocrates intimement attachés au progrès social et à la démocratie, mais aussi le Parti communiste, les communistes et Pierre Laurent, les Insoumis et Jean-Luc Mélenchon, à réunir leurs forces aux miennes. » Dignité qui cache mal une « sauve qui peut », sans doute, mais tout de même un peu méprisant pour ceux qu’il appelle à la rescousse, car, prétend-il malgré tout, il est « le seul à pouvoir conjuguer des électorats différents, des radicaux aux plus modérés ». Certaines douleurs semblent faire divaguer leur victime parfois.

    Un troisième acte se prépare, avec comme acteurs Olivier Dartigolles et Pierre Laurent, qui ont l’art de s’engouffrer dans les fissures pour montrer qu’ils existent encore un peu. En effet, ils acceptent, à nouveau, et au mépris de tout réalisme, l’invitation de Benoît Hamon. Pour faire quoi, à quelques jours du premier tour ? 

    L’Avenir en Commun, c'est autre chose, heureusement.

    C.H

     

     

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