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candidats

  • Primaires, printemps, primevères

    Ce matin en me baladant sur Twitter, je me suis amusé à moquer la mode des « primaires ». Ne voilà-t-il pas en effet, qu’après les primaires  de la droite, avec sa pléthore de candidats dont la liste n'est pas encore close, sans le centre, ou peut-être aveci ( ?), les primaires embrouillées, fumeuses et enfumeuses d’une gauche qui n’en étant plus une veut être de gauche quand même, ne voilà-t-il pas, donc, qu’une jeune équipe issue du peuple, ni de droite ni de gauche et hors parti, donc très nouvelle, jugez plutôt : Jean Marie Cavada, Corinne Lepage, Alexandre Jardin, Claude Posternak et d’autre lance une « Primaire des Français, la bien nommée, car, évidemment ou peut-être, les autres ne le seraient pas (Français).

     C’était simplement une moquerie de ma part Un correspondant m’a répondu avec humour, le printemps, le temps des primevères ! Ce jeu de mots me parut savoureux, bien plus en tout cas que ce capharnaüm qui l’a inspiré.

     A y regarder de plus près, on ne peut que s’effrayer de ce micmac préélectoral présidentiel, ou le déplorer. En route pour essayer de trouver une piste.

     Première à droite. On trouve sur le bord de la route un Henri Guaino, qui n’est pas tout à fait candidat, mais qui le sera s’il peut « faire bouger les lignes », ce qui nous questionne, cela      voudrait dire que cette possibilité n’existerait que s’il est le seul candidat, ce qui éliminerait tous ceux-là : Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé, Hervé Mariton, Nadine Morano, Geoffroy Didier, Frédéric Lefebvre et Jean-Frédéric Poisson, Jacques Myard, Nicolas Sarkozy, peut-être Michèle Alliot-Marie ; ou alors qu’il se désolidarise de tout ceux-là ! Il fut pourtant –au moins – conseiller spécial de Nicolas Sarkozy et rédacteur de ses discours, pendant un temps. Sur les voies adjacentes, on trouve les va-t’en guerre, les rigides, les intolérants, les moi-je. On s’amusera à reconnaître les qualités des uns et des autres, par exemple : va-t’en guerre Nadine Morano et Hervé Mariton, rigides Michèle Alliot-Marie et Alain Juppé, intolérants Jacques Myard et Jean Frédéric Poisson, moi-je Bruno Lemaire et Geoffroy Didier, et les autres, dont l’inamovible François Fillon qui était déjà inamovible sous Sarkozy, comment fait-il pour sourire autant ? On remarquera que leur langage – hormis certains slogans fourre-tout – fait peut crédit ni référence aux citoyens et au peuple réel, pas fantasmé. Nous sommes dans une famille de quant-à-soi.

    Deuxième à gauche. Attention au brouillard. Ici les pistes sont mal dessinées pour l’instant. Même si EELV et le PS ont adopté le principe des primaires à gauche, les modalités en sont encore pour le moins confuses, pour ne pas dire volontairement appelées à saper tout bonnement ce principe, mais chut, pas de mauvais esprit. On se demande ce que le PCF peut bien trouver à se mesurer (Pierre Laurent ?) à un représentant libéral pour perdre et devoir ensuite le soutenir, après avoir pendant cinq ans combattu la politique qu’il continuerait à mener ? Même question pour les soi-disant frondeurs frileux qui ne veulent pas, malgré tout, quitter le bateau, car, comme le PC et les EELV ils ont à s’assurer d’éventuels marocains ou tout au moins des fauteuils d’élus. On ne trouve pas dans leurs tergiversations, leurs colloques infructueux, leurs incantations, le souci premier de la population et des citoyens, bien au contraire. Libération est-il fier d’avoir lancé ce mouvement aussi insipide qu’incolore ? A lire Joffrin, il semble que oui. En tout cas les candidatures se font attendre, normal, losqu’on n’a pas de programme sur quoi s’appuyer. Certains, avec Jean-Luc Mélenchon ont pris le train bien avant, et sur des bases qui paraissent solides, à en juger par le nombre d’appuis populaires qu’il obtient et accumule (plus de 91 500 actuellement), et par le nombre de participations au projet sur son site.

    Au terminus provisoire du trajet, se trouve donc la fameuse primaire des Français, comme ils disent. J’ai beau être Français, je ne la ressens pas comme mienne. Nous avons remarqué précédemment l’extrême jeunesse de ce mouvement, ajoutons qu’il pourrait être appuyé par Roland Castro. Il faut des acteurs neufs, nous sommes servis. Alexandre Jardin dit admirer Nuit Debout, il fait bien, car le neuf se trouve plutôt sur la place de la République et les places de grandes villes en France. Au regard de tout ce qui vient d’être dit, on comprend que les Nuit Debout n’admirent pas les partis politiques, loin de là.

    C.H.

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