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  • Un petit tour sur le site de l'Obs

    Comme si c’était fait !

     Un titre de l’Obs en ligne de ce jour, 08 Avril 2017, évoque un combat gaulois, assez maladroitement, la dose d’humour étant proportionnelle à l’intérêt que suscite le propos, c’est-à-dire proche de zéro. Mais l’Obs nous habitue depuis un certain temps à son échelle branlante des valeurs, ce n’est pas Laurent Joffrin qui dira le contraire, pas plus que Mathieu Croissandeau (je m’avance peut-être un peu, mais bon !).

    Le titre en question est le suivant : « En Auvergne, Vercingétorix Fillon à l’assaut de César Macron », une image pas même digne d’un album de mauvaise BD, on en conviendra, mais c’est le genre de chef d’œuvre auquel nous habitue l’Obs depuis des lustres.

    Or donques (comme on disait quelques siècles après Vercingétorix), Macron camperait désormais un jeune fringant César, c’est acquis selon la chronique “Obsienne”. Un peu comme pour Attila, l’herbe ne pourrait donc plus repousser après son passage. Bonjour les dégâts, si l’on peut se permettre cet anachronisme sur le champ de bataille de Gergovie. Quant au Vercingétorix de service (fils du “gaulois” Sarkozy), s’il gagne à Gergovie, il risque de perdre à Alésia. Comme pourrait dire un lecteur curieux et prudent du 21ème siècle lisant la chronique de cet épisode guerrier dont l’auteur est Maël Thierry, un gaulois d’aujourd’hui : « Je lis ça je lis rien ! » (1).

    Nous n’en ajouterons pas, dans ce billet, au sujet de la façon qu’a l’Obs de faire ses révérences au fils du ménage à trois adultère et consanguin Rothschild-Hollande-Gattaz, ce serait participer à sa promotion, ce qui est loin de notre objectif.

    Un problème por l’Obs : Jean Luc Mélenchon

    On ne s’étonnera donc pas que l’Obs situe ailleurs son véritable problème, justement. Ainsi, ce média semi conservateur et semi libéral, je veux dire assis entre deux chaises, s’inquiète-t-il seulement le 2 avril de ce que contient le programme insoumis de Jean Luc Mélenchon !! A croire que celui-ci, dans l’esprit des rédacteurs de l’obs, venait de surgir par génération spontanée.

     C’est souvent le cas, quand les “analystes” se prémunissent contre les agressions extérieures en portant des œillères et des protections auditives, lorsqu’ils les retirent, se croyant hors d’atteinte, la réalité les rattrape.

    C’est probablement le cas de Sébastien Billard, qui s’est courageusement, maladroitement, incomplètement et tendancieusement attelé à cette tâche. On ne travaille pas chez Joffrin sans en appliquer les règles et les leçons. Ainsi, nous ne retiendrons de ce compte mal rendu et tronqué que le passage sur la politique internationale du programme de la France Insoumise. Le titre de ce résumé vaut par sa réduction à un seul élément : # International : sortir de l'Otan, parler avec la Russie, où sont habilement glissés les termes de fascination et de mansuétude pour Poutine.

    Mais ce pseudo résumé oublie de préciser que le titre du chapitre concernant l’international est le suivant : La paix en question, Pour l’indépendance de la France, ce qui implique , évidemment l’indépendance vis-à-vis de la Russie, fut-elle celle de Poutine, et qui englobe aussi, entre autres, l’objectif de réinvestir l’Onu, le protectionnisme solidaire, la coopération économique, la lutte contre les causes de migration (et non contre les réfugiés), la construction de la paix en Syrie et entre Israël et la Palestine, etc… tous domaines qui sont soit étrangers à l’Obs, soit volontairement oubliés.

    Nous reviendrons peut-être sur les tracasseries cocasses et de mauvaise foi que l’Obs réserve au candidat de la France Insoumise.

    Méthode managériale de l’Obs

     Les choix éditoriaux du magazine se traduisent de façon excessive pour ne pas dire violente en son sein. On se souvient de la façon dont a été traité Aude Lancelin, pour avoir des opinions trop à gauche, elle qui avait découvert le fameux philosophe Botul cité par le grand BHL (chut !). Mathieu Croisaandeau, toutou des actionnaires, l’avait embauchée, il l’a licenciée. Ces derniers en sont satisfaits, non mais !

    Vient alors, récemment, le cas de Cécile Amar, qui s’est vue intimer l’ordre par le même Croissandeau de ne plus suivre la campagne de Jean Luc Mélenchon parce qu’elle a participé au dernier ouvrage de celui-ci : “De la Vertu”. Ce vertueux « directeur de la rédaction » avait pourtant été informé de ce fait, quand il était à l’état de projet. Pourtant, après la parution dudit ouvrage il a jugé utile de lui assigner d’autres tâches ailleurs, chez les autres candidats, par exemple.

    Et, le 30 Mars 2017, le “chef” se fend d’un édito intitulé sobrement « A nos lecteurs » (2), tant cette affaire n’a pas été comprise par le bon peuple (3), édito qui précise que : « Pour des raisons évidentes de clarté vis-à-vis de nos lecteurs, il ne nous paraît pas possible qu’une personne puisse à la fois co-écrire l’ouvrage d’un candidat à la présidentielle à moins d’un mois du premier tour et suivre la campagne de ce même candidat dans nos colonnes. » Cette évidence très claire nous aveugle tellement que cette explication nous paraît toujours aussi opaque. Mais on comprend mieux, quand il explique que la liberté d’expression de la fautive ( ?) n’est pas bafouée, mais que, en revanche, les réactions à cette sanction qui n’en seraient pas une, mettent « en cause la liberté du journal et de sa rédaction. » Non mais ! Et d’ajouter avec onction la bouche en cœur que cette sanction qui n’en est pas une n’est que « la simple application d’un principe de bon sens. » Précisons qu’il s’agit, ici, du bon sens selon l’Obs, évidemment.

     Enfin, après tout, de quoi j’me mêle…

    C.H

    (1) Hormis le fait, peut-être, que l’on assiste au sacre subliminal d’un Macron recycleur de vieux combattants et de vieilles idées, ce qui n’est pas le problème de l’Obs.

    (2) On se demande à qui s’adresse le journal habituellement..

    (3) Peuple qui n’est capable de comprendre et penser qu’après un savant décryptage des faits par les spécialistes qu’il représente, c’est bien connu.

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